Un sadhu tout comme les autres

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Avec une allure quasi magique d’un aspect stupéfiant, corpulente, un peu hercule, dans une posture très solide, il attire les gens. Pour la plupart – les voyageurs ignorant la réalité indienne de ce métier du professional yogi ou sadhu, fake sadhu – pour être plus précis. Toute son apparence doit est hallucinante, alléchante et attirante le regard. Pourquoi? – pour quelques roupies, bien sûr.

Ses cheveux longs sont coiffés dans un chignon volumineux et élaboré, hirsute de Shiva, sophistiqué – peut-on même dire. Sa peau est blanche d’une cendre de feu sacrificiel, le visage est rond comme une bille, les yeux grands, forts et scrutant chaque possibilité de voir un toriste stupide. Le regard est ainsi vif, pénétrant, mais loin d’être profont d’une connaissance suprême, l’on peut même dire – ses yeux sont farouches et… vides de cette spiritualité qu’il fait semblent à réaliser par son comportement.

Un peu inhumain, égoïste, hypocrite, avare, voleur, orgueilleux et… tricheur comme un renard, il donne l’impression d’entrer dans un jeu des apparences vides de réalité. Ah bon, chacun/e vit sa vie comme il/elle peut dans ce monde de l’illusion cosmique!

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un citron d’amour

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un sous-verre

un porte-encens

un thé vert

deux crêpes à mi-mangées

trois croissants rongés

des lettres dans une e-lettre

des bougies

un drap de lit

un coussin

un rideau

deux pomplemousses et trois tranches de citron

quelques photos

une pierre noire

cinq fleurs dans des pots de fleurs

quelques livres

un souvenir écrit sur une feuille presque brûlée

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Le Mahābhārata du colonel Antoine-Louis de Polier

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Dans le temps où l’épée dans la main droite et le livre dans la main gauche étaient un dispositif, voire un gadget, plus serré entre les doigts que le téléphone mobile du moment actuel, un homme a conçu le rêve de devenir général (de corps d’armée ou de division – pas important) non ailleurs qu’en Inde, dans cette contrée magique, presque inconnue sauf quelques histoires mi-vraies ! Il s’appelait Antoine-Henri-Louis de Polier (1741-1795) et son destin était de donner des ordres aux soldats et d’apporter en Europe la première version du message épique de l’Inde : Mahābhārata (महाभारत), Rāmāyaṇa (रामायण) et  Bhāgavata Purāṇa (भागवतपुराण). Trois oeuvres en tant que trois sources et trois témoignages de l’union étroite entre l’homme (la femme !) et la sphère de l’Au-delà qui le (la) transcende dont le nom varie selon la tradition ascétique (et religieuse) de l’Inde.

Henri de Polier est un descendant d’une famille noble de Protestants français de traditions guérieures très vivantes qui a émigré en Suisse au milieu du XVIe siècle. Les raisons ne sont pas encore connues, d’un côté, on fait référence aux guerres religieuses de cette époque, de l’autre, un certain Jehan (Jean) Polier a reçu le poste de secrétaire auprès de l’Ambassade française en Suisse, aucune intolérence religieuse n’a pas été mentionnée ici. À cheval entre la voie militaire et la science, voire une inclination religieuse en provenance des études littéraires, Henri de Polier réalisait parfaitement la double tradition de sa famile, strictement liée à la science at au service militaire. Son arrière-arrière-grand-père, Jacques Polier, le fils de Jean de Polier, avait un fils, encore Jean de Polier, qui occupait le poste de colonel dans le canton de Vaud, étant à la fois un homme mystique attendant l’arrivée du Messie. Jean-Pierre de Polier, son fils, avait 25 enfants et… a laissé un énorme nombre de mémoires qu’il a écrites. Jacques-Henri-Etienne de Polier, un de ces 25 enfants, a marié Jeanne-Francoise Moreau de Brosses. Antoine-Louis-Henri de Polier est leur fils.Son oncle Georges de Polier était le professeur de la philosophie ancienne à Lausanne, Jean-Antoine-Noé de Polier, son oncle paternel, mênait une longue correspondance avec Voltaire, et Paul-Philippe de Polier, encore son oncle paternel, est parti pour l’Inde pour des raisons militaires, donc le jeune Henri rêvait d’une semblable manière de vie.

Dans sa double vie de soldat et de intelectuel-rechercheur dans la culture ancienne Henri-Antoine de Polier a passé par tous les stades de la carrière. En 1757 il a parti en Inde à l’âge de 16 ans et y a resté jusqu’à 1788. Il était un simple cadet au service de la compagnie anglaise, ingénieur, inspecteur des travaux, ingénieur en second, ingénieur en chef avec le rang de capitan pour enfin devenir major et… connaître un brahman mystériux Ramtchoud qui lui a exposé trois sources textuelles de la traditions indiennes: les deux Epopées (Mahābhārata et Rāmāyaṇa) et Bhāgavata Purāṇa (une longue histoire mythodologique), toutes les trois avec une grande valeur du sacré en Inde. Antoine-Henri de Polier a rédigé un énorme nombre de notes qui a apportées en Europe pendant son retour. Il s’est installé dans le Pays de Vaud en 1792 et puis a habité en France, non loin d’Avignon. En 1795, dans sa maison, il a été assassiné à coups de sabre, de couteau et d’armes à feu par une troupe de brigands.

En 1809 la chanoinesse Marie-Elisabeth de Polier a publié les notes de son cousin Henri-Antoine de Polier intitulées : Mythologie des Indous / Travaillée par Mdme. la Chnsse. de Polier sur des manuscrits authentiques apportés de l’Inde par feu Mr. le Colonel de Polier, Membre de la Société Asiatique de Calcutta. Une oeuvre presque oubliée mais, de plus en plus, apparaissant dans l’étude scientifique de la religion.

La liberté, la philosophie, ma grand-mère – commençons par le début

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C’est l’encre qui doit couler dans notre sang. – Proverbe amazigh

Des pays, des continents, des guerres et une valeur commune – la liberté d’expression, de penser, de cultiver ses moeurs, ses croyances, sa façon de vie – bref, la liberté d’être un homme (ou une femme) heureux (-se) sur sa terre, son patrimoine. Une notion assez vague si l’on veut la définir par le biais de la philosophie, mais aussi forte pour la comprendre par le sens commun… La liberté est un soutien pour un homme ou une femme marqué(e) par des guerres pleines de sang et de désespoir des peuples qui ne veulent pas se soumettre à un pouvoir étranglant, tout puissant, et par contre possédant un point vraiment faible. Si tu veux tuer un peuple et que tu attaques sa valeur suprême – la liberté, sois sûr – il va se battre jusqu’à la dernière goutte de sang, jusqu’à obtenir ce qu’il veut le plus – la liberté. Par l’armée, par des complices, par des vies consacrées au(x) combat(s), mais avant tout il utilisera l’arme la plus forte – la liberté de pensée, bref, la philosophie. C’est maintenant le cas du Tibet, par exemple… Commençons par le début.

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La philosophie et ma grand-mère. Née en 1925 à Vilnus dans une famille aristocratique mais d’une propriété foncière perdue (suite à la participation de mon arrière-grand-père à l’Insurrection polonaise de 1861-1864, dite l’Insurection de Janvier 1863, une guérilla perdue), ma grand-mère était la plus jeune de deux frères et une soeur. Le premier était un pilote d’avion de transport, le deuxième un physicien, sa soeur a choisi la médicine comme métier et conviction, l’art de soigner. Possedée par des voix à la fois volant comme les avions de son frère aîné et étant fort sur la terre comme les objets d’études de sa soeur et son second frère, ma grand-mère, Alina Zaleska, était en amour de la beauté de la langue écrite. En 1947, elle s’est inscrite aux études de la philologie polonaise avec la spécialisation philosophie. Une drôle de connection ? – pas trop vu le temps et la conviction omniprésente sur l’influance les sciences humaines les unes sur les autres. Mais durant l’année 1947 c’était encore impossible !

La seconde guerre mondiale, un conflit armé à l’échelle planétaire qui a duré 6 années… et après, la liberté ? – pas du tout, le régime communiste tenait à étouffer l’esprit d’une nation connaissant déjà 123 ans d’occupation (depuis le dernier Patrage de la Pologne du 1795 jusqu’à l’armistice de la Première Guerre Mondiale en 1918). En vain, les annexions successives du territoire de la Pologne-Lituanie par l’Empire de Russie, par l’Empire d’Autriche et par le Royaume de Prusse, ont échoué quand même : la culture, l’esprit, la pensée polonaise, parfois diversifiés, angoissés et mis en danger par les forces adverses ont survécu. Ma grand-mère a commencé ses études à l’Université Jagellonne de Cracovie (université parmi les plus anciennes et les plus fameuses de l’Europe), assistant au cours du prof. Szuman, du prof. Kleiner, du prof. Ingarden et ainsi la suite des professeurs éminants de l’époque… Peu après l’armistice, dans le temps d’une paix relative, les pouvoirs universitaires ont été forcé  de disperser les instituts universitaires partout dans les terres polonaises, donc ma grand-mère a fini sa formation dans un nouveau siège de l’Institut se situant à École Supérieure de la Pédagogie à Gdynia, un port important sur la côte sud de la mer Baltique.

Ma grand-mère m’a donné l’amour de la philosophie, de la tradition, l’amour pour notre mystique (suivant la révélation de Saint Martin ou Philosophe Inconnu), mais avant tout – pour notre Barde et Poète du présent – Adam Mickiewicz, et enfin l’amour (pour la poésie) en tant qu’instrument de la liberté. La langue des libérés et des enchaînés. Elle était aussi un(e) poète…

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Joga jako siła determinacji

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Joga może mieć wiele mniej lub bardziej skomplikowanych i filozoficznych definicji, wymagających często kolejnych komentarzy, by zrozumieć przekaz autora danej definicji. Ostatnio coraz intensywniej zaczyna do mnie przemawiać nazywanie jogi siłą (bala w sanskrycie), w tym także siłą woli, rodzajem nieprzejednanej determinacji, która kształtuje się i wzmacnia zwłaszcza w czasie narzucania na siebie rygoru regularności praktyki, w tym także codziennej medytacji. Drugim jej źródłem jest praktyka asan i koncentracja w trakcie wchodzenia w daną asanę, a następnie wytrwanie w niej. To przecież dzięki sile koncentracji dana asana może być zrealizowana i utrzymana. A oto piękny cytat z Gheranda Sanhity I.4:

Nie ma większych więzów od niewiedzy,

nie ma potężniejszej siły od jogi,

nie ma większego przyjaciela od dżniany [poznanania] i

groźniejszego wroga od egoizmu.

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W ten sposób w jodze generowane są ogromne pokłady subtelnej siły fizycznej: łączącej w sobie zarówno siły cielesnej, jak i siły woli, która idealnie sprawdza się w koncentracji umysłu.

Indyjska kuchnia… najlepsza na świecie

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Mówią, że indyjska kuchnia jest najlepsza na świecie… a z każdym razie ja tak mówię. Jest ostra (czasem), jest słodka (często), jest pełna przypraw (zawsze!). Problem jest tylko jeden – można się przejeść, co znacznie ogranicza późniejsze możliwości żołądka, w którym brak już miejsca na więcej indyjskich specyfików kulinarnych. Nim to jednak nastąpi, dobrze jest np. napić się świeżo wyciskanego soku z trzciny cukrowej. Czasem dodawana jest do niego czarna sól, ale z uwagi na jej jajeczny posmak, za każdym razem prosiłam o niedodawanie mi jej:

Można zjeść street food jak poniżej, a potem w domu próbować go udoskonalać, dodając różne składniki. Moim ulubionym wariantem jest północnoafrykańska shoukshouka z pomidorami i jajkiem sadzonym (które można wymieszać i włożyć kromkę chleba w środek).

Co by tu się zbędnie rozpisywać, jeśli chcecie pdf z naszymi przepisami kuchni himalajskiej, przepisami na kilka głównych mieszanek przypraw i kilka przepisów na czaj i nie tylko, napiszcie mail (adres w “kontakcie”).

Medytacja – dlaczego jest tak trudna?

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Jest to oczywiście pytanie przewrotne, bo medytacja jest dość łatwa… mimo swej trudności. Kluczem do niej jest dość prosta rzecz – regularność, i to właściwie wszystko. Swami Rama, mój ulubiony i ukochany mistrz himalajski, wypowiedział się mniej więcej tak:

Medytację trzeba ćwiczyć:

– regularnie

– codziennie

– o stałej porze.

Tyle. Ludzki umysł skonstruowany jest w taki sposób, że uwarunkowany jest przez czas i przestrzeń. Kiedy myślimy, zawsze myślimy w kategoriach czasu i przestrzeni, nawet gdy coś sobie wyobrażamy, to zawsze na jakimś tle, gdzieś, i zawsze w jakimś kiedyś… Z tego powodu wyćwiczenie nawyku stałej medytacji o określonej porze jest czymś niezmiernie ważnym dla osadzania umysłu w spokoju. Z tego spokoju rodzą się siła charakteru, radość i energia do działania…

Jest coś, co stoi między Tobą a rzeczywistością: to umysł, który jest świetnym narzędziem. Kiedy chce czegoś ze świata, używa zmysłów, ale by poznać prawdę proces musi być odwrotny. Życie ma dwa wymiary – zewnętrzny i wewnętrzny… – Swami Rama

Jedna z moich ulubionych maksym życiowych brzmi: Naczynie wypełnia się stopniowo, kropla po kropli. Podobnie jest z ćwiczeniem się w regularnej medytacji, w uczeniu umysłu spokoju i… radości, a co za tym idzie wolności.

I to tyle moich himalajskich mądrości na dziś Uśmiech