La liberté, la philosophie, ma grand-mère – commençons par le début

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C’est l’encre qui doit couler dans notre sang. – Proverbe amazigh

Des pays, des continents, des guerres et une valeur commune – la liberté d’expression, de penser, de cultiver ses moeurs, ses croyances, sa façon de vie – bref, la liberté d’être un homme (ou une femme) heureux (-se) sur sa terre, son patrimoine. Une notion assez vague si l’on veut la définir par le biais de la philosophie, mais aussi forte pour la comprendre par le sens commun… La liberté est un soutien pour un homme ou une femme marqué(e) par des guerres pleines de sang et de désespoir des peuples qui ne veulent pas se soumettre à un pouvoir étranglant, tout puissant, et par contre possédant un point vraiment faible. Si tu veux tuer un peuple et que tu attaques sa valeur suprême – la liberté, sois sûr – il va se battre jusqu’à la dernière goutte de sang, jusqu’à obtenir ce qu’il veut le plus – la liberté. Par l’armée, par des complices, par des vies consacrées au(x) combat(s), mais avant tout il utilisera l’arme la plus forte – la liberté de pensée, bref, la philosophie. C’est maintenant le cas du Tibet, par exemple… Commençons par le début.

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La philosophie et ma grand-mère. Née en 1925 à Vilnus dans une famille aristocratique mais d’une propriété foncière perdue (suite à la participation de mon arrière-grand-père à l’Insurrection polonaise de 1861-1864, dite l’Insurection de Janvier 1863, une guérilla perdue), ma grand-mère était la plus jeune de deux frères et une soeur. Le premier était un pilote d’avion de transport, le deuxième un physicien, sa soeur a choisi la médicine comme métier et conviction, l’art de soigner. Possedée par des voix à la fois volant comme les avions de son frère aîné et étant fort sur la terre comme les objets d’études de sa soeur et son second frère, ma grand-mère, Alina Zaleska, était en amour de la beauté de la langue écrite. En 1947, elle s’est inscrite aux études de la philologie polonaise avec la spécialisation philosophie. Une drôle de connection ? – pas trop vu le temps et la conviction omniprésente sur l’influance les sciences humaines les unes sur les autres. Mais durant l’année 1947 c’était encore impossible !

La seconde guerre mondiale, un conflit armé à l’échelle planétaire qui a duré 6 années… et après, la liberté ? – pas du tout, le régime communiste tenait à étouffer l’esprit d’une nation connaissant déjà 123 ans d’occupation (depuis le dernier Patrage de la Pologne du 1795 jusqu’à l’armistice de la Première Guerre Mondiale en 1918). En vain, les annexions successives du territoire de la Pologne-Lituanie par l’Empire de Russie, par l’Empire d’Autriche et par le Royaume de Prusse, ont échoué quand même : la culture, l’esprit, la pensée polonaise, parfois diversifiés, angoissés et mis en danger par les forces adverses ont survécu. Ma grand-mère a commencé ses études à l’Université Jagellonne de Cracovie (université parmi les plus anciennes et les plus fameuses de l’Europe), assistant au cours du prof. Szuman, du prof. Kleiner, du prof. Ingarden et ainsi la suite des professeurs éminants de l’époque… Peu après l’armistice, dans le temps d’une paix relative, les pouvoirs universitaires ont été forcé  de disperser les instituts universitaires partout dans les terres polonaises, donc ma grand-mère a fini sa formation dans un nouveau siège de l’Institut se situant à École Supérieure de la Pédagogie à Gdynia, un port important sur la côte sud de la mer Baltique.

Ma grand-mère m’a donné l’amour de la philosophie, de la tradition, l’amour pour notre mystique (suivant la révélation de Saint Martin ou Philosophe Inconnu), mais avant tout – pour notre Barde et Poète du présent – Adam Mickiewicz, et enfin l’amour (pour la poésie) en tant qu’instrument de la liberté. La langue des libérés et des enchaînés. Elle était aussi un(e) poète…

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One thought on “La liberté, la philosophie, ma grand-mère – commençons par le début

  1. Sarah Rzepka 29/11/2016 / 13:23

    Ta grand-mère était vraimanet une grande femme! Elle aimait la libérté. Tu marches sur les traces de ta grand-mère, la philosophie est aussi ton amour ♥

    Lubię to

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