C’était une nuit comme un état d’âme…

herbata

C’était une nuit.

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Plus sombre qu’un normal manque d’une lumière révélatrice d’une Lune trop pâle et sans un pouvoir. Et pourtant, une couleur qui tirait sur le noir plutôt cachant un mystère qu’un vide d’âme dangereux et sans aucun espoir d’en sortir. Un lieu peu élairé, néanmoins avec une luminosité intérieure qui ne se permettait de s’orienter que par un souvenir trop caché, trop étouffé, quasi un secret sauf qu’il eut été partagé un jour dans le passé plus-qu’imparfait. Une perfection de mots, de gestes, de sentiments, de… tous les non-dits bien révélés par des regards, durant un « aujourd’hui » qui changea en une nuit infinie d’une sombre inertie, une non-action, une stupeur tapageuse d’envie. Hors du temps présent et futur, d’un espace bien placé dans de courtes et étroites ruelles éphémères comme des affections touchées du bout des doigts, un secret flâna, inexistant, bien sûr banalement, pour les mots et noir de sa nature sonore sauf à ce que, dans une autre dimension, il se fût apparu dans des conditions bien différentes d’une clarté aphatique et lache par suite de sa peur.

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Empreinte de tristesse et d’inquiétude, une crainte, presque une douleur, égarée parmi les ruelles et les ombres des bâtiments et des réverbères piqués comme des mementos d’une réalité tellement oubliée que presque jamais existante, et pourtant d’une illusion réelle des phénomènes manifestés quelque part ailleurs, et dorénavant vivant d’une façon à mi-fictive et misant en oeuvre son apparence. Dans la noirceur de cette Lune quasi absente, une faible pensée de voir leurs inapriopriété, être sans raison et déplacés ranima l’esprit d’un vagabond « des réverbères d’absurde et inutilement coupant le noirceur ». Et pourtant, cette nuit-là, ils indiquèrent le sens des pas de cet esprit plus fantôme que respirant dans le corps encore vivant, d’une mémoire formée de souvenirs encore pertinants.

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Et puis, soudain, une brume éparpillée ensommeilla la ville dans un état à mi-réel. Dans le temps plus-que-présent, élargie par le brouillard dans des dimensions trop vastes pour se limiter aux exigences de l’espace physique, la ville samblait être dépourvue de contingentement.

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Un bâtiment, des cheminées, des fenêtres avec la lumière allumée, les gens commencèrent leurs réalités. Des consciences invisibles pour le passant mis à part de leurs vies. La brume d’une histoire quasi oubliée qui eut fait du présent un endroit suspendu et inconcrétisé là-bas-et-ici, le temps et l’espace…. le brouillard tout encombrant sans aucun zeste d’une nuit inachevée par des révélations non dites. Rien n’eut été dit mais tout eut été écrit, toute réponse eut été propulsée, et pourtant, la noirceur entre deux espaces s’eut instalée du jour infini dans la nuit du passé. Maintenant, en tant que pont, cette brume-ci ravegea la noirceur d’une nuit secrète…

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Une personne se fut manifestée en face du vagabond noctambule. Deux enfants de la brume au bout d’un recoin de la rue, sans un chat ni rien de vivant, un calme absolu, et voilà ! Un mot comme un lever (un éveil !) du Soleil encore très délicat de révélation et rougâtre d’existence mais, cette fois-ci, déjà audace d’un dévoilement.

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2 thoughts on “C’était une nuit comme un état d’âme…

  1. Sarowly 10/03/2017 / 22:58

    J’adore lire tes postes en francais! Je vois la magie dans ton texte ❤ Toutes les photos me plaient, ils sont superbs.

    Lubię to

    • ateliermysli 11/03/2017 / 14:06

      Merci bcp… j’attends toujours une ambience spéciale pour écrire et pour prendre la photo, tout comme toi, mon amie! ❤

      Lubię to

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